Souffleuse: Guide d’achat Protégez-Vous X Jean Guglia

La revue Protégez-Vous a demandé l’avis de Jean Guglia afin de créer ce guide d’achat d’une souffleuse à neige.

Voici le résultat!

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Souffleuses: guide d’achat

Par Frédéric Perron et Stéphane Gagné

Mise à jour : décembre 2012

Au cours des dernières années, les magasins à grande surface ont exercé une pression à la baisse sur le prix des souffleuses. Ainsi, vous avez accès à des machines plus puissantes, mais aussi plus faciles à utiliser grâce à des dispositifs comme la direction assistée. Comme le choix est vaste et la gamme de prix étendue, mieux vaut savoir ce que vous recherchez avant de vous aventurer chez les marchands.

La costaude – Deux phases
Prix: de 650 à 2 500 $
Idéale pour déneiger une entrée longue, large ou en pente qui accueille deux voitures ou plus.
Peut être utilisée sur du gravier parce que la tarière ne touche pas le sol.
Bien adaptée aux accumulations de 20 cm et plus. Dotée de roues motrices.
Souvent munie d’un phare et d’un démarreur électrique qu’on branche dans une prise de courant à l’aide d’un câble.
Lourde (entre 70 et 115 kg). Peut être difficile à manoeuvrer.
Prend autant de place qu’un tracteur à gazon.
Bruyante.
Il faut changer l’huile chaque année et en vérifier le niveau régulièrement.
La petite – Une phase
Prix: de 400 à 900 $.
Conçue pour déneiger une petite entrée ou une allée plate après des accumulations de moins de 20 cm.
Avec sa taille semblable à celle d’une tondeuse à gazon, elle occupe peu d’espace.
Moins bruyante qu’une souffleuse à deux phases.
Un démarreur électrique est généralement inclus.
Les roues ne sont pas motrices; c’est la tarière de caoutchouc elle-même qui, en touchant le sol, fait avancer la machine. Elle ne peut donc pas être utilisée sur du gravier.
Certains modèles, moins coûteux, ne disposent que d’une vitesse et n’ont pas de marche arrière.
Bébé souffleuse – Pelle électrique
Prix: de 150 à 350 $.
Petite et légère (entre 5 et 10 kg), elle est facile à manipuler et prend peu de place.
Utile pour déneiger un balcon, des marches ou une petite allée, après une accumulation de moins de 10 cm.
Moteur électrique moins bruyant qu’un moteur à essence.
Ne demande pas d’entretien.
Le plastique de certaines pelles est garanti 5 ans.
Le câble électrique peut être encombrant.
Ne convient pas aux surfaces en gravier.

La costaude
Au Québec, la souffleuse la plus répandue et la mieux adaptée aux besoins de la plupart des gens est à deux phases. Elle doit ce nom à son mode de fonctionnement. Dans un premier temps, la tarière (vrille) située à l’avant broie la neige et la pousse vers le rotor qui, dans un deuxième temps, expulse la neige par le conduit d’éjection. Comme toutes les souffleuses à essence vendues aujourd’hui, elle est dotée d’un moteur à quatre temps, moins polluant que les anciens moteurs à deux temps (la plupart développent de 5 à 13 chevaux-vapeur [ch]), et de roues motrices. Une machine avec un moteur de 8 à 10 ch combiné à une tarière large de 61 à 71 cm (de 24 à 28 po) devrait satisfaire vos besoins si vous avez une entrée qui peut accueillir de deux à quatre voitures. Attendez-vous à débourser entre 1 000 et 2 000 $.

Pourquoi de tels écarts de prix? Bien sûr, il y a la puissance. Une souffleuse de 10 ch avec une tarière de 71 cm coûtera généralement plus cher qu’une autre de 8 ch dotée d’une tarière de 61 cm. Mais la qualité des composantes influe aussi sur le prix, selon Jérôme Bolduc, professeur de mécanique de véhicules légers au Centre de formation professionnelle en équipement motorisé de Chicoutimi. «Ça vaut la peine de payer plus cher, dit-il. Au premier coup d’oeil, une souffleuse de 1 000 $ et une de 2000 $ peuvent se ressembler beaucoup et avoir des capacités assez semblables. C’est quand on regarde de plus près, dans le choix des matériaux et la qualité de la mécanique, qu’on voit vraiment une différence. Le prix est synonyme de qualité, c’est certain.» Jean Guglia, détaillant et réparateur de souffleuses, est du même avis: «À long terme, les gens gagnent en optant pour des produits haut de gamme. On fait beaucoup de réparations sur les machines bon marché. Ce que le consommateur épargne à l’achat, il le paie plus tard en entretien et en réparations.»

«À long terme, les gens gagnent en optant pour des produits haut de gamme.»

Jean Guglia, détaillant et réparateur de souffleuses

 

 

Dans plusieurs modèles de souffleuses, les deux roues tournent ensemble à la même vitesse, ce qui maximise la traction. Inconvénient: les roues ne peuvent pas tourner à des vitesses différentes, ce qui rend les virages difficiles. Solution: choisissez un modèle qui permet de désactiver une roue pour faciliter les manoeuvres. Sur certains, cette opération s’effectue à l’aide de commandes situées sous les poignées, ce qui est plus pratique que sur d’autres où il faut enlever une goupille placée au centre de la roue. Certaines souffleuses, plus coûteuses, sont équipées d’une direction assistée. Un différentiel permet alors à chaque roue de tourner à une vitesse différente, ce qui facilite le contrôle dans les virages. Pour obtenir plus de traction (dans la neige dense ou sur la glace, par exemple), une commande permet de lier les roues afin qu’elles tournent de façon solidaire. «Un système qui permet de désactiver une roue est bon s’il est utilisé intelligemment, souligne Jérôme Bolduc. Si on appuie sur la commande pendant que la souffleuse avance, le dispositif peut se briser rapidement. Mais au bout du compte, ça ne vaut pas un vrai différentiel, qui est plus fiable.»


Certaines caractéristiques ne sont pas nécessaires, mais elles font gagner du temps. Par exemple, on trouve des souffleuses munies de commandes qui permettent de les conduire d’une main, alors que de l’autre on réoriente le conduit d’éjection. Ainsi, vous n’avez pas à arrêter quand vient le temps d’envoyer la neige vers le fond de l’entrée plutôt que sur le côté, par exemple.

On trouve aussi sur le marché des souffleuses dotées d’une transmission hydrostatique (aussi appelée automatique), qui sont généralement plus coûteuses. Alors que beaucoup des machines à deux phases offrent six vitesses avant et deux vitesses arrière, celles qui sont dotées d’une transmission hydrostatique n’ont pas de vitesses prédéfinies. On déplace simplement une commande vers l’avant pour accélérer ou vers l’arrière pour ralentir. La gamme de vitesses est ainsi beaucoup plus large. Mais le principal avantage de cette transmission est qu’elle permet de changer de vitesse tout en continuant d’avancer, ce qui est impossible avec les transmissions qui équipent la plupart des modèles. Selon Jérôme Bolduc, une transmission hydrostatique a cependant un désavantage: «Si on laisse la souffleuse dehors longtemps par temps froid, elle sera plus difficile à faire démarrer parce que l’huile de transmission sera plus dense.»

La petite
Si vous devez déneiger une petite entrée ou une allée piétonnière, vous pouvez opter pour une souffleuse à une phase. Cependant, selon Jérôme Bolduc et Claude Simard, il faut vous attendre à un rendement inférieur par rapport à une souffleuse à deux phases. Dans ce type de machine, la neige est à la fois ramassée et expulsée par la tarière, dont les lames sont faites de caoutchouc. Comme les roues ne sont pas motrices, c’est la tarière elle-même qui fait avancer la souffleuse en entrant en contact avec le sol. En raison de son mode de traction, une telle souffleuse avance parfois difficilement dans la neige dense; il faut alors pousser un peu soi- même. La plupart de ces modèles sont dotés d’un moteur à deux temps qui développent une puissance de 3 à 5 ch et d’une tarière large de 51 à 56 cm (de 20 à 22 po). Grâce à leur mécanique simple, ces machines sont plutôt fiables. Elles se vendent entre 400 et 900 $.

Où acheter?
Il peut être tentant d’acheter une souffleuse dans un magasin à grande surface qui garantit les plus bas prix. Cependant, selon Claude Simard, propriétaire d’un atelier de réparation de souffleuses à Jonquière, vous serez mieux servi par un détaillant indépendant: «Les petits magasins spécialisés vendent surtout du haut de gamme. Ils connaissent mieux leurs produits et vous expliquent en détail comment ils fonctionnent. Ils montent et huilent bien la souffleuse avant de vous la livrer, et ils offrent un meilleur service après-vente.»

Dans une souffleuse, les éléments les plus sollicités sont ceux qui affrontent directement la neige et la glace: la tarière, le différentiel et le boîtier entourant ces éléments. Dans les modèles bas de gamme, l’acier utilisé pour le boîtier et les lames de la tarière est relativement mince et a tendance à se déformer. Le différentiel est plus petit et plus fragile. En privilégiant les pièces massives d’un modèle plus coûteux (ci-contre),vous assurerez une meilleure durée de vie à votre souffleuse, une bonne machine pouvant durer plus de 20 ans.

Pour un meilleur contrôle, certaines souffleuses permettent de projeter la neige dans la direction et à la hauteur désirées à l’aide d’un seul levier de commande (ci-contre), alors qu’en général, la direction et la hauteur de la sortie de neige se règlent avec des leviers différents (ci-contre en bas), ce qui est plus laborieux. Essayez ces commandes en magasin pour voir lesquelles vous préférez utiliser.

L’entretien
Une fois par année, il faut lubrifier certaines parties de la souffleuse, comme le spécifie le fabricant. Vérifiez régulièrement le niveau d’huile et changez-la une fois par année. Assurez-vous que le réservoir d’essence est vide avant d’entreposer la machine pour l’été, sinon vous pourriez endommager le carburateur.

 

En espérant que ce guide vous ait été utile!

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Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter au 514-387-0871.

Bonne saison!

 

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